Dossier de presse à télécharger. Exposition jusqu'au 3 janvier 2015
Exposition octobre 2014. André Bregnard et Erik Koch.

Galerie Deleuze-Rochetin à Arpaillargues - Uzès

Du 13 octobre 2014 au 3 janvier 2015
Exposition avec André Bregnard et Erik Koch

Très tôt et de manière radicale, André Bregnard s’est exprimé par son attrait pour la recherche des formes en poussant l’interaction entre le plein et le vide jusqu’à ce que ce dernier prenne corps en totale symbiose.
La dureté impitoyable de la pierre ayant eu raison de lui, Bregnard se sent attiré par l’acier où il renoue avec l’anamorphose et l’organisation des formes dans l’espace. Son art exige cette relation, sans laquelle l’espace intérieur ne serait plus qu’un vide sans signification. La forme devient ainsi aile protectrice, au sein de laquelle tension et rigueur prévalent.
A la fois sobres et austères, ses sculptures métalliques abstraites, nouvelles « métamorphoses du vide », prennent entièrement possession de leur espace extérieur, dévoilant une esthétique silencieuse et méditative.

Séverine Cattin, critique d’art,L’Express, Neuchâtel

Au hasard d’une promenade en Languedoc-Roussillon on peut faire la rencontre d’un vieil homme s’exprimant dans un curieux mélange de langues : la française, la danoise et l’anglaise, une sorte d’européen naissant qui oblige l’auditeur à une logique du mot essentiel, à une communication précise où l’idée retrouve un véritable contenu et la langue une simple forme.
Sans plus passer par a-b-c ou d (je cite) il nous reçoit d’emblée dans son atelier où l’on reste médusé par le lieu encore vibrant des années 55 : l’un des derniers constructivistes vivants est là, à l’insu du monde de l’art, peignant inlassablement ses colourpoems, dans la solitude de la création et de la méditation. Erik Koch est son nom.
Ici tout est hors du temps, telle une fouille encore inviolée, chaque œuvre déposée témoigne de la vie quotidienne d’un homme qui nous ressemble, cinquante années de travail gisent là dans un élevage de poussière à faire pâlir d’envie Marcel Duchamp.

Elise Arnheim