retour
Exposition février 2016. Antoine Desjardins.

Galerie Deleuze-Rochetin à Arpaillargues - Uzès

8 février au 2 avril 2016
Exposition avec Antoine Desjardins

Cette nouvelle exposition présente les oeuvres d'Antoine Desjardins, des travaux effectués depuis Mars 2011 sur le tsunami de Sendaï et la catastrophe de la centrale de Fukushima Dai-ichi.
Les images d’Antoine Desjardins se matérialisent en différents formules et formats, impressions sous cadre avec détails de mons - dessins stylisés à l'intérieur d'une forme géométrique - ou impressions de grande taille montées sur dibond.
Un travail de sculpture sera présenté également autour du même thème.
Les tirages, imprimés en un exemplaire unique, ont été réalisés dans les ateliers des Editions Bervillé à Arpaillargues.

Mathéa Koch, commissaire de l'exposition

« Lorsque je découvris le matin du 11 mars 2011 sur les télévisions les images du tsunami, puis de l’explosion de la centrale inondée, je fus frappé par la violence de ces vagues au sortir de l’océan puis par la lenteur de ce flux noirâtre chargé de débris de toutes tailles et de toute nature emportant graduellement maisons, voitures, et bateaux jusque loin dans les terres à travers champs, villes et villages. J'y ai perçu le signe d'une blessure profonde, d'un engloutissement qui portait les ferments d'une potentielle disparition, d'un effacement. Les blessures de ce méthodique coup de gomme réalisé par la nature m’apparurent être plus du ressort de l’humain que de la topographie. Ce moment fut ainsi pour moi l'occasion d'engager ce travail qui a pour objet la culture et l'histoire japonaise, dans le contexte de ce désastre tellurique et maritime.
Il mêle et superpose des photographies de bateaux ramenés à terre avec des emblèmes séculaires (mons) de familles et clans de la région élargie du Tohoku ou de corporations maritimes japonaises. J’ai constitué un ensemble suffisant de signes me permettant de créer des résilles à même de revisiter les photographies en créant un second niveau de lecture portant la masse de la culture, comme un défi à la nature. »

Antoine Desjardins